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Sémiotisation alternative: Serge Podolinsky (1850-1891).
En juin 1880, le mensuel Slovo à Petersbourg, fondé
deux ans auparavant, publie - page 135 à 211 -, "Le travail
de l'homme et son rapport à la répartition de l'énergie"
de S. Podolinsky[1]. Le périodique,
fondé deux ans auparavant, se proclamait scientifique, littéraire
et politique. Y collaborent entre autres Vladimir Korolenko, André
Léo, Martov, L. Slonimskii. Le texte de Podolinsky traitait
de la quantification des rapports énergétiques de
la production agricole, 'photosynthétique'. Il paraît
également, réduit en taille et modifié dans
La Revue internationale des sciences biologiques, La Revue
Socialiste, La Plèbe, Die Neue Zeit et Arbeiter-Wochen-Chronik
(Budapest). Il a fallu attendre l'écologisme des années
1970 pour que les bilans énergétiques à la
Podolinsky suscitent l'intérêt des économistes
et des politiciens, pour que le statut d'une méthode scientifique
leur soit reconnue[2]. Mais la discussion à l'époque dépasse
la question scientifique, telle qu'elle nous apparaît aujourd'hui;
l'horizon de l'auteur est plus large. Qui était Podolinsky?[3]
Né en 1850, l'adolescent peut avoir été impressionné
par l'insurrection polonaise et des actes de répression comme
l'arrestation de Chernychevskii et son procès 1863-64, par
l'attentat de Karakosov et sa pendaison en 1866. Parmi ces lectures
peuvent avoir compté, certes, les romans "Que faire" de Chernychevskii",
paru 1863 et "Pères et fils" de Turgenev, paru 1862; mais aussi
les écrits de Dmitrii Ivanovich Pisarev (1840-1868) et sa revue
"Russkoe slovo"[4]. Serge appartenait
à ce groupe d'enfants d'aristocrats - de filles plus que de
fils - qui, réagissant à la déstabilisation historique
de leur classe sociale, aux perspectives de vie et de travail visiblement
changés par rapport à celles de leurs parents, s'engagaient
radicalement contre l'autocratie et du côté de la révolution.
C'était le cas de Vera Zasulich, de Vera Figner et en premier
lieu d'Elizaveta Dmitrieva qui prit la tête des femmes insurgées
dans la commune de Paris.[5]
Serge était le fils unique de Maria Sergeevna Kudasheva, (qui
à son tour était la fille d'une comtesse Choiseul-Gouffier
et dont la soeur sera la mère du philosophe Nikolai Berdiaev[6]) et du Kamerger (titre dvorianets, de courtisan)
Andrei Ivanovich Podolinsky (1806-1886), ancien chef de la poste impériale,
retraité depuis 1850 sur ses terres de Jaroslav dans le district
de Zwenigorodok, poète un peu épigone qu'on appelait
le dernier du cercle de Pushkin.
L'oeuvre du père - incertain son influence sur le fils - représente
néansmoins une source d'informations socio-biographiques. Andrei
s'y montre vivement intéressé par une serie de questions
sociales et politiques. Le poête chante l'ukraine en 1830, il
dénonce la situation des paysans en 1858, il exprime son espoir
dans les sciences en 1869, il commente la commune de Paris en 1871,
il dénonce les "laquais", il ironise les "activistes". Les
symboles nationales sont l'hetman Khmelnitsky et la Sich, la commune
des Kosaques. Les paysans souffrent de la déraison des propriétaires,
la commune fait craindre la déraison du peuple, la science
symbolise l'humanisme. Le tableau du poête connaît l'égoisme
et la phraséologie des propriétaires et des dirigeants,
il y a la peur, la rage et la déraison des masses. Le spectre
de la commune c'est la terreur de 1793/94. Mais les dirigeants lâches,
égoistes et démissionnaires portent leur part de culpabilité.
La poésie, selon lui, est une affaire serieuse, le poête
donne au peuple (narod) ce dont il a besoin, la clarté
des pensés et la "pureté" des émotions, seul
le provocateur ne demande que l'amusement et la distraction ("Deux
orientations", 1871). Serge avait un père qui sans cesse décrivait,
commentait, et défend ses convictions, exprime des emotions
et des humeurs, la melancholie, la joie par rapport au tendances politiques
et sociales de son temps. Et qui recevait des livres, correspondait
avec des collègues et des éditeurs, était abonné
à des revues.
En novembre 1871 le jeune homme obtient le diplôme de "candidat"
es mathématiques et es sciences à Kiev où il
avait fréquenté le juriste et économiste N.I.
Ziber (1844-1888), l'élève de Bunge, traducteur de Ricardo
et le premier qui enseignait Marx en Russie. Il connaissait également
bien l'historien démocrate-constitutionnel Mikhail Dragomanov
(1841-1895) et il représentait à Kiev le cercle des
Chaikovtsy[7] de Petersburg. Son entourage n'était nullement sectaire,
la "cause ukrainienne" était à la mode.
Podolinsky part à l'ouest, à Lviv, à Vienne,
à Mulhouse, à Zurich où il étudiera la
médecine en 1872 et 1873. Parmi ses professeurs, on compte
le physiologue Ludimar Hermann (1838-1914); pendant l'hiver il suit
les cours de Claude Bernard à Paris.[8]
Les russes politisés de Zurich, Bakouniniens comme Marxiens,
le reconnaissent comme un des leurs. Il organise (et finance) le projet
du Vpered, journal publié à Londres, édité
par Petr Lavrov. En compagnie de Ziber et de Kuliabko-Koretskii il
visite les logements ouvriers de la compagnie Dreyfus à Mulhouse.
A Londres, il rencontre Marx et Engels en août 1872 et en septembre
il participe au Congrès de l'Internationale à La Haye.
Quand il retourne à Kiev, en 1874, Ziber a été
licencié, Dragomanov perd son poste avec les mesures de répression
contre la Société de Géographie, contre le groupe
"Hromada" et contre tout le mouvement ukrainien suite à
l'oukase d'Ems en 1876. "L'ukrainophilie" des intellectuels
a connu son temps fort en 1873 avec la fondation de la nouvelle section
sud de la Société Impériale de Géographie
à Kiev, en 1874 avec le congrès d'Archéologie
et des initiatives comme la fondation de la "Société
d'asile pour les enfants de la classe ouvrière" par Dragomanova
et ses amies, et en 1875 avec la prise en main du Télégraphe
de Kiev dont le rédacteur de facto était alors Dragomanov.[9]
Podolinsky continua ses publications à l'étranger, toutes
anonymes : des analyses politiques en russe dans Vpered; "La machine
à vapeur", une utopie campagnarde d'agitation socialiste
en ukrainien parue à Vienne en 1875. En 1875 Valerian Nikolaievich
Smirnov (1848-1900), collaborateur du Vpered comme sa compagne,
Rosaliia Khristoforovna Idel'son, venait de lui expliquer que pour
devenir un bon socialiste, il devrait combattre trois mentalités,
celle du spécialiste professionel, celle de l'ukrainophilie
et la'zhidofobstvo' (l'attitude antijuive). Podolinski croiyait
y réussir, seul la zhidofobstvo résiste encore,
répondit-il.[10] L'antisémitisme,
un "héritage" de sa catégorie sociale, de sa soslovie?
Certes, mais également fréquent parmi les socialistes
russes[11].
Après un stage pratique de médecine sur les terres parentales,
il part à Wroclaw pour quatre mois travailler une thèse
expérimentale dirigée par le physiologue Rudolf Heidenhain
(1834-1897) (à peine plus tard que Podolinsky, Ivan Pavlov
y fera sa thèse lui aussi). Il y travaille en compagnie de
Paul Grützner et Paul Ehrlich sur les ferments pancréatiques
de protéines; la question avait été stimulée
par Claude Bernard. Il défend sa thèse fin Mai 1876
et en septembre il obtient le diplôme de médecin de l'université
de Kiev. L'année suivante Podolinsky enseigne la médecine
à de futures infirmières de la croix rouge parmi lesquelles
il rencontre Natalia Akimovna Andreeva, fille d'un propriétaire
"peu riche"[12] de Poltava. Il se marient et partent en décembre
1877 pour Montpellier. Podolinsky reste toujours en contact avec les
cercles d'émigrants à Genève, notamment Dragomanov
avec qui il organise et finance le journal Hromada.(Communauté;
Hromodivstvo=Socialisme). En 1879 il y publie en ukrainien
une étude de 243 pages "Vie et santé des gens en
Ukraine". Les résultats sont communiqués en francais
à la session de l'Association Francaise pour l'Avancement des
Sciences et une version abrégée de quarante pages paraît
dans le journal Delo (L'action) à Petersbourg. Le Jahrbuch
de Karl Höchberg en publie un compte rendu en allemand[13]. Podolinsky y dénonce la mortalité infantile
évaluée à 20%, une vie moyenne réduite
à 26 ans (comparé à 40 en France), un taux de
syphilis de 10-15% dont les causes tiendraient aux formes de la vie
sexuelle pratiquée dans les usines de sucre. Par ailleurs la
nourriture manque de protéines et les habitations sont trop
petites. Le docteur Podolinsky ne cache pas ses pensées: pour
que les choses changent il faudrait un changement radical de la société.
Il propose néanmoins des mesures à prendre au gouvernement
en place: une caisse maladie payée par les patrons, au moins
un médecin pour 10-15 000 habitants, un hôpital par zemstvo
spécialisé en traitement de la syphilis, des inspecteurs
du travail etc.. On a vu dans cette étude le premier travail
scientifique publié en ukrainien. Il est peut-être plus
important de souligner l'approche intégrante avec laquelle
l'auteur traite cette maladie sexuellement transmissible, qui a joué
un certain rôle dans une "construction culturelle du sexe" (cultural
construction of sex)[14]. Comme l'a
montré Laura Engelstein[15],
la question avait été soulevée dès 1864
par des médecins comme Eduard Shperk,[16].
Elle devient une "affaire d'Etat" - et cela pour longtemps - à
partir du premier congrès des médecins russes à
Petersbourg en 1885. L'histoire d'un débat qui dépassa
les frontières nationales comme celles de la médecine
et de l'hygiène, devrait accorder une place au travail de Podolinsky.
Il prend position aussi dans le débat politique du darwinisme.
Comme Kropotkin il ne voit pas de contradiction entre la lutte pour
l'existence et le socialisme: pour les hommes, la lutte pour l'existence
n'est pas la lutte de l'un contre l'autre; au contraire, par l'action
solidaire le plus grand nombre d'hommes peut assurer son existence.[17]
Il dénonce l'antisocialisme à la mode:
"Il n'y a pas longtemps encore, que les romans socialistes
ou à demi-socialistes, de George Sand, de Victor Hugo, de
Dickens, d'Eugène Sue, d'André Léo, occupaient
la place d'honneur dans la littérature. Mais à présent
nous observons directement le contraire...Il n'est pas rare que
les même auteurs aient, dans le courant de leurs existences,
modifié de fond en comble la direction de leurs oeuvres.
Citons comme exemples George Sand en France, Spielhagen et Auerbach
en Allemagne. - Les hommes de la science n'agissent pas autrement.
Il n'y a pas encore longtemps les décisions des congrès
des socialistes de la Chaire (on appelle ainsi en Allemagne les
plus avancés parmi les économistes savants) effrayaient
toute l'Europe conservatrice. Mais à présent on n'entend
plus ces voix; en revanche on écoute des hommes ayant aussi
de l'autorité dans la science, mais qui se prononcent résolument
contre le Socialisme. Aux premier rangs se trouvent les darwinistes
bien connus: Ernest Haeckel et Oscar Schmidt."
Dans Les métiers et les fabriques en Ukraine publié
à Genève en 1880 (148 pages en ukrainien) Podolinsky
discute l'économie actuelle et la transition au socialisme.
Lorsque M. Hrushevsky puis O.K. Mitsiuk appellent Dragomanov et
Podolinsky les Marx et Engels de l'Ukraine, ils distinguent la maîtrise
critique de l'un, la force constructive et l'utopie positive de
l'autre, de Podolinsky.[18]
En 1880, la question du terrorisme déclenche une attaque de
Petr Lavrov dans l'Egalité contre Serge Podolinsky qui
avait écrit dans La Réforme. Podolinsky répond
à son "ancien maître" en Mai 1880 dans la Revue Socialiste
de Benoît Malon. Il rappelle la force que le parti révolutionnaire
à montré en Ukraine en 1874 lors de la campagne des
narodniki. Quand on l'accuse de s'en prendre au grand nombre
de nihilistes sans principes parmi les socialistes de Russie, il ne
voudrait pas qu'on l'entende mal:
"Tout en doutant de la moralité et de l'utilité
des assassinats politiques clandestins, comme ceux de Mezentsoff,
de Krapotkine, de Steiking et des attentats secrets, comme ceux
de Moscou et du Palais-d'Hiver, je considère toutes les autres
actions ayant un caractère terroriste: la résistance
armée aux gendarmes, les insurrections, la fomentation de
troubles dans l'armée dans un but révolutionnaire,
non seulement comme un droit de légitime défense,
mais comme le devoir sacré de chaque révolutionnaire
actif en Russie, tant que durera le régime du despotisme
autocratique."... "J'admets donc deux stades de développement
consécutifs, mais non opposés: le nihilisme et le
socialisme. Beaucoup entre les représentants de l'ancien
nihilisme négateur et destructeur arrivent à l'élaboration
des principes positifs du socialisme; mais il y en a aussi beaucoup
qui en acceptent seulement les formules, restant des nihilistes
au fond des Ames. Telle est, d'après mon opinion, l'explication
du caractère perfide et farouche en même temps asiatique,
voudrais-je dire, de plusieurs actes terroristes commis par les
révolutionnaires en Russie." La rédaction commente
le caractère perfide et farouche : "Dans toute société
secrète, les moyens sont tels. Les mazziniens n'avaient rien
d'asiatique et leurs moyens ne le cédaient en rien à
ceux des nihilistes."
Début 1880, Natalia Akimovna quitta le foyer de Montpellier
pour suivre l'un de ces "terroristes" à Petersbourg. Podolinsky
resta seul avec leurs trois enfants. Olga Lubatovich, une amie de
la période zurichoise s'en va un peu plus tard et lui laisse
son enfant, un nourisson. Meurt d'abord un enfant puis deux autres,
dont celui de Lubatovich, seul le second fils, Sergei (né
à Paris le 30 août 1879), survit. Podolinsky tombe
psychiquement malade. La répression consécutive au
régicide entraine le blocage total de ses ressources matérielles.
Il se trouve hospitalisé d'abord à Monpellier, puis
à l'Hospice de Vanves à Paris, où les docteurs
J. Falret et J. Cotard lui diagnostiquent en 1883 une "paralysie
générale progressive" avec un "affaiblissement considérable
de l'intelligence" en plus de symptomes maniaco-dépressif.[19]
Avec l'aide de sa mère il regagne Kiev en 1885 et meurt en
1891. Pour son entourage d'intellectuels et ses lecteurs il a disparu
dix ans auparavant, en 1881. Des recherches supplémentaires
au sujet de Natalia Akimovna Podolinsky sont en cours[20].
Eduard Bernstein se rappellera plus tard d'une rencontre avec Dragomanov
à Genève. Podolinsky était présent, silencieux
(sderzhan) avec un air mélancolique "comme s'il sentait
venir sa mort prématurée". Ils discutaient de l'anarchie,
que Bernstein voyait à l'opposé du socialisme, tenant
pour évident le danger : de trop petites unités auto-administrées
créeraient des inégalités géographiques
de prix entre les membres proches des sources et ceux plus éloignés.
Podolinsky intervint sans façon: le danger ne serait éventuellement
pas si grand, parce que les peuples se mettraient d'accord pour généraliser
les prix.[21] A en croire O.K. Mitsiuk,[22] Bernstein représente un socialisme centraliste, tandis
que Podolinsky exprime l'idée d'un socialisme fédéraliste,
libéral et intégrateur[23].
Serge Podolinsky, le médecin, l'écrivain scientifique,
le constructeur politique a été le sujet d'une discussion
toujours relativement limitée en Ukraine après 1917,[24] et dans l'émigration ukrainienne;[25] plus largement après 1956,[26] puis parmi les dissidents de l'ère Brezhnev[27] et récemment de nouveau à Moscou[28],
Kiev et Montreal[29]. La pratique scientifique de Podolinsky dépasse celle
des empiristes spécialistes dans l'intention et dans la tâche.
On pourrait dire, qu'il a tenu compte de la critique (hégelienne)
d'Alexandre Herzen:
"D'après nous, ils (les chercheurs en sciences
K.S.) sont bloqués par la façon consciente ou inconsciente
dont ils se servent de la logique. Jamais les scientifiques ne s'intéressent
au rapport du savoir au sujet, de la pensée à l'être,
de l'homme à la nature. Pour eux la logique n'est qu'une
capacité d'analyse du phénomène pour pouvoir
comparer et ordonner ce qu'ils ont trouvé et ce qui se présente
pour eux comme donné"[30]
[1]"Trud cheloveka i ego otnoshenie
k raspredeleniiu energii", Slovo 1880 No.4/5; reédition
Moscou (Noosfera) 1991, préface de P. Kuznetsov; pour une
traduction française voir prochainement Roman Serbyn éd.,
S.A. Podolinsky, Oeuvres choisies, à paraître
[2]Voir Juan Martinez-Alier et J.M.
Naredo, "A Marxist Precursor of Energy Economics: Podolinsky", The
Journal of Peasant Studies, 9, 1982, p.207-224. Aussi Juan Martinez-Alier,
Ecological Economics, Oxford (Blackwell) 1987, chap. 3, "The
History of Agricultural Energetics: Podolinsky".
[3]Pour plus de détails voir
récemment: Viacheslav Sergeevich Chesnokov, "Shtrikhi k biografii
S.A. Podolinskogo", Priroda 1989, p.126 à 128; le même,
Biulletin' kom. po razrab. nauchn. nasl. akad. V.I. Vernadskogo No.12
1994; et surtout: Roman Serbyn éd., S.A. Podolinskii, Vibrani
tvori, Montreal 1990.
[4]Voir Franco Venturi, El populismo
russo I, Madrid 1981, p.532 (Il populismo russo, Torino 1952, 1972)
"C'étaient les années de Pisarev et de la revue "Russkoe
slovo" qui apporterons un élément nouveau"
[5]Voir Sylvie Braibant, Elisabeth
Dmitrieff, aristocrate et pétroleuse, Paris (Belfond) 1992
[6]V.S.Chesnokov, "Po istoricheskim
labirintam rodoslovnykh", manuscript, communication privé octobre
1991 et le même, "Podolinskie i Berdiaevy (rodstvennye sviazi),
Vopr. ist. 8-9 1992, p. 156
[7]Voir L. Shishko, Sergeii Mikhailovich
Kravchinskii i kruzhok chaikovtsev (Iz vospominanii i zametok starogo
narodnika) SPb 1906. Mark Andreevich Natanson de l'Académie
de médécine et de chirurgie fut le fondateur de ce cercle
autour de la "commune" de la rue Vul'fovskii. Voir aussi Franco Venturi,
op. cit. II, chapitre 18.
[8]A. Kokhan, "Zabytyi fisiolog - S.A.
Podolinskii", Fisiologicheskii zhurnal SSSR im. I.M. Sechenova,
LIX 1973, p.1296
[9]Voir Basil Dmytyshin, Introduction
in: Fedir. Savchenko, Zaborona Ukraininstva v 1876 r, Kharkiv-Kiev
(Derzhavne Vydavn.) 1930, reédition
[10]Voir Boris Sapir, Vpered! 1873-1877,
Vol II, Dordrecht (Reidel) 1970, p.415-468. Aussi: Roman Serbyn éd.,
Vibrani tvori, p.52. Pour une traduction anglaise et commentaires
voir le même, "In Defense of an Independent Ukrainian Socialist
Movement: Three Letters from Serhii Podolinsky to Valerian Smirnov",
Journal of Ukrainian Studies 7, no.2 Fall 1982, p.3
[11]Voir Löwy, Antisemitismus
in Rußland...
[12]Rapport de Police de 1885 cité
dans S. Buda, "Do biografii S.A. Podolins'kogo", Za sto lit (Kiiv,
vol. 5 1925 p.201
[13]L. Richter (Karl Höchberg)
éd. Jahrbuch für Socialwissenschaften und Socialpolitik
I/2, 1880, p.110, signé T.
[14]Laura Engelstein, The Keys
to Happiness, Ithaca (Cornell Univ.Press) 1992, p.369
[15]Ibid, chapitre cinq, "Morality
and the Wooden Spoon: Syphilis, Social Class, and Sexual Behavior",
p.165 à 211
[16]Voir Edouard Léonard Sperk,
Oeuvres complètes: Syphilis, prostitution, études médicales
diverses, Paris 1896
[17]Serge Podolinsky, "Le Socialisme
et la Théorie de Darwin", La revue Socialiste, No.3,
Mars 1880, p.129 à 148
[18]Voir M. Grushevs'kii, Z pochiniv
ukrains'kogo sotsialistichnogo rukhu; O.K. Mitsiuk, Ukrainskii ekonomist-gromadivets
S.A. Podolins'kii, L'viv 1933
[19]Voir Buda, op. cit., p.204
[20]Communication privée de
Roman Serbyn, novembre 1994
[21]Eduard Bernstein, "Vospominaniia
o Mikhaile Dragomanove i Sergee Podolinskom (traduction d'un manuscrit)"
dans Letopic revoliutsii 1, Berlin, Petersbourg, Moscou (Grzhebin)
1923
[22]O.K. Mitsiuk, op. cit.
[23]Je dois à Roman Serbyn
la remarque, que Podolinsky lui-même s'est déclaré
fédéraliste dans sa correspondance.
[24]Dm. Bovanenko, "Ekonomichna kontseptsiia
Sergiia Podolins'kogo", Propor Marksizmu (Kharkiv) No 2, 1928,
p.82 à 114
[25]O.K. Mitsiuk, op.cit. (70 pages,
tirage de 1000, édition de l'auteur, professeur de l'université
ukrainienne à Prague)
[26]L.Ia Korniichuk, I.M. Meshko,
Ekonomichni pogliadi Podolins'kogo, Kiiv (ANURSR) 1958; A.I. Pashuk,
Sotsiologichni ta suspil'no-politichni pogliadi S.A.Podolins'kogo,
Lviv (Vid.L'vivsk.Univ.) 1965
[27]Mikola Rudenko, Ekonomichni
monologi (narisi katastrofichnoi pomilki), peredmova Petra Grigorenka,
Suchasnist' 1978
[28]S.A. Podolinsky, Trud cheloveka
i ego otnoshenie k raspredeleniiu energii. Moscou (Noosfera 1991),
editeur de la collection I.I. Mochalov, préface P.G. Kusnetsov;
une anthologie des oeuvres de Podolinsky en russe, préparée
et préfacée par Viacheslav S. Chesnokov, Moscou 1991,
attend sa publication.
[29]Roman Serbyn, op. cit., d'autres
textes en préparation, dont Oeuvres choisies (en français)
et une édition de lettres en collaboration avec ?? à
Kiev
[30]Alexandr I. Herzen, Ausgewählte
philosophische Schriften (en allemand) Moscou 1949, p.109, ma
traduction
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